samedi 27 octobre 2007


Hello !!

A notre retour au Kenya, nous avons contacté David, de la tribu massai, pour venir lui rendre une petite visite.

J’ai connu David suite à des recherches pour notre projet Itinéraires Solidaires, que nous menons en parallèle à ce voyage. (www.itinérairessolidaires.blogspot.com). David tente de mettre en place une activité d’écotourisme dans son village, afin de pouvoir financer des projets, tels l’agrandissement de l’école, ou la construction d’un hôpital. Il vient de créer son association, le Massai Cultural Ecotourism et propose des safaris à pied au départ de son village.

Nous sommes restés deux jours dans son village, afin de visiter ses différents projets et mieux connaître la culture massai.

Voici David Kaleku, 24 ans, de son vrai nom Kitana Kaleku, au sein de son village, le village Kaleku. Ce village n’est autre que sa famille au complet, soit 80 personnes. Avec les autres villages alentours, il forme la ville d’Empura.

Empura se trouve aux portes de la fameuse réserve du Masai Mara au Kenya. David est la seule personne du village à parler l’anglais, qu’il a appris à l’école. Les Massai ont un mode de vie très traditionnel : les hommes sont des bergers qui s’occupent de leurs troupeaux la journée et ne rentrent que le soir. Les femmes sont chargées de toutes les tâches ménagères, dont celle d’aller chercher l’eau au puits, qui se trouve à 5 kilomètres du village.

David a une femme et souhaite en épouser huit autres. Sa femme est entièrement à son service, elle n’a même pas le droit de le regarder dans les yeux.

Ils vivent dans de petites huttes faites de boue et dorment sur des peaux de vache. Les hommes ont leurs lits et les femmes dorment ailleurs avec les enfants.

Le massai est vêtu d’une traditionnelle couverture rouge, qui sert à faire fuir les animaux, ainsi que d’un bâton de bois, un bâton de berger. Les hommes et les femmes ont généralement subi durant leur plus jeune âge la mutilation des lobes d’oreilles, dont il ne reste qu’un grand trou. Les massai se décorent beaucoup les oreilles grâce à de gros bijoux en perle. Ils portent aussi des traces de scarifications et de brûlures suite à des rituels.

David nous a emmené visiter les écoles du village, qui se situent près du puits. Les écoles manquent drastiquement de moyens, les enfants ayant à peine un stylo pour écrire. Grâce aux maigres fonds déjà récoltés par David, une classe supplémentaire est en cours de construction. Le puits a été financé par une organisation non gouvernementale il y a quelques années. C’est le seul point d’eau pour les bêtes et pour les habitants.


Le paysage est très aride et plat. De rares plantes montrent leurs défenses. Les enfants se sont réjouis de notre présence et ne nous ont pas laissé un instant de répit, même lorsque l’on montait la tente !

Les couchers de soleil y étaient splendides !!

Ce blog est dorénavant remis à jour ! J’attends avec impatience l’arrivée des randonneurs demain. Il n’y aura pas de répit car nous partons le lendemain pour 5 jours de safari dans le parc du Serengeti, au cratère de Ngorogoro et au lac Manyara !!

A bientôt pour de nouvelles histoires !!

vendredi 26 octobre 2007

Bonjour !!

Après voir fini le circuit historique du nord de l’Ethiopie, nous sommes redescendu quelques jours dans la capitale, histoire de se ravitailler dans les petits cafés qui proposent autre chose que de l’injera.

Puis, d’un accord commun, nous nous sommes rendus dans l’est du pays, plus précisément dans la ville-état d’Harar. Contrairement aux villes du nord, Harar est majoritairement peuplée de musulmans. La vieille ville d’Harar est entièrement fortifiée et les rues y sont très étroites.

Notre cher poète Arthur Rimbaud y a vécu quelques années, travaillant dans un premier temps pour le commerce de café, avant de se tourner vers le commerce d’armes au temps du roi Ménélik. Il est possible de visiter sa somptueuse demeure.

Les gens se déplacent à pied, en petit taxis trois roues, et même en vieilles Peugeot !

Nous nous sommes risqués dans les marchés de la vieille ville, marchés de fruits, d’épices… et de chat. Qu’est ce que le chat ? (Prononcez « tchatte »). Ce sont purement et simplement des feuilles, que les éthiopiens mâchent et qui ont l’effet d’une drogue.

A Harar, tout le monde mâche du chat, c’est une culture. Impossible de rentrer à l’hôtel sans que le propriétaire nous inviter à « chater ». Nous y avons goûté, et avons juste eu la sensation de manger des feuilles. Il faut en mâcher pendant des heures pour sentir l’effet de la drogue ! Le commerce du chat est vital pour le pays : c‘est la deuxième plus grosse exportation après le café. Son principal client : la Somalie.

Le café d’Harar est selon les spécialistes le meilleur café du monde. Nous sommes entrés dans une fabrique de café, et n’en sommes pas sortis les mains vides !!

Le retour à Addis Abeba ne fut pas sans surprises. Nous avons retrouvé nos amis Jean-Jacques et Martine. Après cela, il n’y aura plus de hasard, eux partent vers le nord, le Soudan, alors que nous redescendons… Nous nous sommes donc fixé un rendez-vous…. En France !

Nous avons pris l’avion du retour (pour Nairobi) quelques jours après, le temps de se faire un dernier dîner entres amis !! Nous trinquons au vin de Gonder, un vin rouge sucré d’Ethiopie…. Humm … décidément il est temps de rentrer en France !

Demain, retour au Kenya, je vous raconterai notre rencontre avec David, de la tribu des massai, qui nous a invité dans son village pendant deux jours….

jeudi 25 octobre 2007

Bonjour à tous !

Episode 3 du feuilleton éthiopien. Je vous préviens, cet épisode est long, j’ai eu beaucoup de mal à sélectionner les photos tant il y en avait !!

A Aksum, nous avons assisté à la cérémonie religieuse du Meskel, que les chrétiens orthodoxes célèbrent la nuit du 27 au 28 septembre. Accompagnés de Jona le suédois, qui deviendra notre troisième compagnon de route, nous assistons à la fin de la cérémonie le 28 septembre au matin, une fin qui durera quand même plus de 4 heures, sous une chaleur étouffante. Pendant 4 heures, nous avons écouté les chants religieux et regardé les différentes processions et danses. La cérémonie se termine par la mise à feu de la Croix, ornée de branchages. Les spectateurs se ruent ensuite vers le feu (dans le feu même) afin de récupérer une branche sacrée encore fumante. Les malchanceux recherchent alors un des heureux propriétaires de cet objet sacré pour être béni en laissant une marque de cendre sur leur front.








Puis nous avons eu trois longues journées de bus pour atteindre Lalibela. Heureusement que nous étions à ce moment-là une petite équipe, les trajets sont plus faciles à supporter ! Certes les distances ne sont pas longues, mais les bus ne dépassent jamais les 40 kilomètres à l’heure ! Nous arrivons cassés à Lalibela, mais nous oublions vite nos malheurs.


Lalibela est un véritable trésor, et représente ce que l’on a vu de plus beau en Ethiopie. Lalibela renferme 11 églises creusées dans la roche, par la main de l’homme. Euh… par les mains de 40 000 hommes !!






Notre guide, très pieux, nous expliquait que c’est le roi Lalibela lui-même qui a creusé ces églises et que des anges venaient l’aider la nuit. Concrètement, ce travail titanesque a nécessité beaucoup de main d’œuvre. Ces églises, qui datent du 12eme siecle, sont construites du haut vers le bas, ce qui fait que nous devons descendre sous terre pour entrer à l’intérieur.


Chaque église possède sa propre croix de bronze, jalousement gardée par le prêtre gardien des lieux. Comme les autres monastères que nous avions visités, les reliques de ces églises sont mal conservées et la roche s’érode. L’UNESCO a désigné ce site comme patrimoine mondial de l'humanite et tente de le protéger, d’où la présence d’échafaudages par endroits.


Il est possible et amusant d’aller d’une église à une autre via les passages souterrains. Les portes sont parfois très étroites et il facile de s’y perdre. Des moines vivent dans ces églises de manière permanente, dans de tous petits trous creusés dans la roche, et y meurent… sans que personne ne vienne déplacer leurs squelettes !! Véridique, nous les avons vus !!


La plus impressionnante des églises est sans nul doute l’église Saint-Georges, en forme de croix, que l’on peut aussi bien contempler d’en haut que d’en bas !!




Nous nous sommes également rendus dans un monastère situé à quelques kilomètres de Lalibela, aussi creusé dans la roche… mais un peu plus haut dans les montagnes !


Ces deux vieilles dames étaient en pèlerinage depuis une ville située à une centaine de kilomètres, et se sont rendues dans ce monastère pour y mourir.

Le soir, nous sommes tous alles dans une Tej house, pour gouter au fameux honey wine, le vin au miel des ethiopiens, toujours servi dans ces droles de fioles!


Notre guide nous a invites en fin de journee chez lui pour la traditionnelle ceremonie du cafe. Sa soeur nous a accueilli pour le rituel: trois petits cafes corses, pris l'un apres l'autre, dans une atmosphere de senteurs grace a beaucoup d'encens.


Suite et fin de notre voyage en Ethiopie demain …. Suspens !




Bises

Julie