jeudi 25 octobre 2007

Bonjour à tous !

Episode 3 du feuilleton éthiopien. Je vous préviens, cet épisode est long, j’ai eu beaucoup de mal à sélectionner les photos tant il y en avait !!

A Aksum, nous avons assisté à la cérémonie religieuse du Meskel, que les chrétiens orthodoxes célèbrent la nuit du 27 au 28 septembre. Accompagnés de Jona le suédois, qui deviendra notre troisième compagnon de route, nous assistons à la fin de la cérémonie le 28 septembre au matin, une fin qui durera quand même plus de 4 heures, sous une chaleur étouffante. Pendant 4 heures, nous avons écouté les chants religieux et regardé les différentes processions et danses. La cérémonie se termine par la mise à feu de la Croix, ornée de branchages. Les spectateurs se ruent ensuite vers le feu (dans le feu même) afin de récupérer une branche sacrée encore fumante. Les malchanceux recherchent alors un des heureux propriétaires de cet objet sacré pour être béni en laissant une marque de cendre sur leur front.








Puis nous avons eu trois longues journées de bus pour atteindre Lalibela. Heureusement que nous étions à ce moment-là une petite équipe, les trajets sont plus faciles à supporter ! Certes les distances ne sont pas longues, mais les bus ne dépassent jamais les 40 kilomètres à l’heure ! Nous arrivons cassés à Lalibela, mais nous oublions vite nos malheurs.


Lalibela est un véritable trésor, et représente ce que l’on a vu de plus beau en Ethiopie. Lalibela renferme 11 églises creusées dans la roche, par la main de l’homme. Euh… par les mains de 40 000 hommes !!






Notre guide, très pieux, nous expliquait que c’est le roi Lalibela lui-même qui a creusé ces églises et que des anges venaient l’aider la nuit. Concrètement, ce travail titanesque a nécessité beaucoup de main d’œuvre. Ces églises, qui datent du 12eme siecle, sont construites du haut vers le bas, ce qui fait que nous devons descendre sous terre pour entrer à l’intérieur.


Chaque église possède sa propre croix de bronze, jalousement gardée par le prêtre gardien des lieux. Comme les autres monastères que nous avions visités, les reliques de ces églises sont mal conservées et la roche s’érode. L’UNESCO a désigné ce site comme patrimoine mondial de l'humanite et tente de le protéger, d’où la présence d’échafaudages par endroits.


Il est possible et amusant d’aller d’une église à une autre via les passages souterrains. Les portes sont parfois très étroites et il facile de s’y perdre. Des moines vivent dans ces églises de manière permanente, dans de tous petits trous creusés dans la roche, et y meurent… sans que personne ne vienne déplacer leurs squelettes !! Véridique, nous les avons vus !!


La plus impressionnante des églises est sans nul doute l’église Saint-Georges, en forme de croix, que l’on peut aussi bien contempler d’en haut que d’en bas !!




Nous nous sommes également rendus dans un monastère situé à quelques kilomètres de Lalibela, aussi creusé dans la roche… mais un peu plus haut dans les montagnes !


Ces deux vieilles dames étaient en pèlerinage depuis une ville située à une centaine de kilomètres, et se sont rendues dans ce monastère pour y mourir.

Le soir, nous sommes tous alles dans une Tej house, pour gouter au fameux honey wine, le vin au miel des ethiopiens, toujours servi dans ces droles de fioles!


Notre guide nous a invites en fin de journee chez lui pour la traditionnelle ceremonie du cafe. Sa soeur nous a accueilli pour le rituel: trois petits cafes corses, pris l'un apres l'autre, dans une atmosphere de senteurs grace a beaucoup d'encens.


Suite et fin de notre voyage en Ethiopie demain …. Suspens !




Bises

Julie

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