lundi 6 août 2007

kilometre 7378

Bonjour chers lecteurs,

Voici des nouvelles fraiches d’Afrique !

Les longs voyages ont toujours leurs lots de galères et nous ne sommes pas l’exception qui confirme la règle ! Le différentiel du 4X4 a rendu l’âme près d’Oshakati dans le nord de la Namibie. C’est une chance d’être pès d’une grande ville d’un pays en grande partie désertique lorsque l’on a un problème mécanique !

Bloqués 3 jours dans cette ville peu sympatique, nous avons logé dans un dortoir de filles dans une auberge de jeunesse. « Mais Thibault, qu’est-ce que tu fais là ? »


Notre budget a pris un sacré coup de mou ! Et nos estomacs aussi. Est-ce lié ? A moins qu’après 1 mois de nourriture en poudre, nos organismes commencent à se rebeller !
Une fois le 4X4 réparé, il a fallu se remettre d’aplomb. Solution : 2 steaks énormes de kudu et d’élan dégustés dans une ferme de chasseurs allemands à Grootfontein.


Nous n’aimons pas les gazelles qu’en forme de steak dans une assiette, nous préférons même les observer gambader dans le Parc National d’Etosha. Au menu : zèbres, gnous, springboks, girafes, oryx.



Ces derniers jours ont été sauvages avec la découverte de la faune sauvage du delta de l’Okavango au Botswana puis celle de la bande de Caprivi en Namibie. Nous nous sommes rendus dans un premier temps à Seronga au nord du Botswana.


Dans une région très aride, l’eau du delta de l’Okavango est une bénédiction pour les Botswanais ainsi que pour la faune sauvage qui se concentre sur les rives du delta. 75 natifs de la région ont formé l’Okavango Polers Trust, une organisation qui propose d’emmener les touristes observer la faune sauvage de l’Okavango en mokoro (pirogue locale). Tous les bénéfices sont reversés aux communautés locales. Nous sommes partis 2 jours avec un « poler » (guide et rameur), alternant ballades en mokoro sur le delta et marches dans le bush.


Nous avons campé sur une petite île du delta et avons été réveillés par des hippos qui se nourrissaient près de notre tente ! Difficile de s’endormir dans ces conditions !


Notre immersion dans la nature ne s’est pas arrêtée là. Après 2 jours sur l’Okavango, nous sommes retournés en Namibie dans la bande de Caprivi, bande de terre coincée entre l’Angola et le Botswana. Nous avons échoué dans la petite réserve de Mudumu, livrés à nous-mêmes !
A la différence d’autres réserves plus touristiques, celle-ci ne comporte que quelques pistes de sable. Il est possible d’y faire du camping sauvage. Pas farouches, nous entrons dans la réserve à la recherche d’un emplacement. Sur le chemin, nous rencontrons une bonne quarantaine d’éléphants, dont certains n’apprécient que moyennement notre présence ! Nous nous faisons charger plusieurs fois, un éléphant nous a même couru après ! Il est difficile d’accélérer sur le sable ! Paniqués, nous continuons notre chemin à la recherche d’un endroit plus tranquille, mais de nouveaux troupeaux d’éléphants menacent ! Nous nous postons sous un arbre une bonne vingtaine de minutes en attendant qu’ils se calment et s’éloignent. Puis nous rebroussons chemin assez rapidement et retournons à l’entrée de la réserve. Les deux namibiennes chargées de l’accueil des visiteurs rigolent devant nos visages livides et nos corps tremblants ! Un couple de retraités sud-africains arrive alors à l’accueil de la réserve. Après mûre réflexion, nous nous donnons une nouvelle chance et leur demandons de partager un emplacement de camping pour la nuit. Ils acceptent et nous suivons ces africains expérimentés jusqu’à notre emplacement. Bizarrement, sur la route, nous n’avons pas croisé le moindre éléphant. Nous installons notre tente de toit tout près d’une rivière, avec vue sur les éléphants de l’autre rive. Nous sympathisons avec nos nouveaux « colocataires » , anciens fermiers du Free State (région d’Afrique du Sud), et nous partageons apéro et dîner autour d’un feu de bois prévu pour éloigner les prédateurs, le tout bien arrosé de bière ! Le diner s’arrête brusquement lorsqu’un hippo s’invite à notre table ! De notre campement, nous assistons à des scènes magnifiques telles que ce troupeau d’éléphant traversant une rivière. Nous décidons donc de poursuivre l’aventure et de rallonger notre séjour dans la réserve de Mudumu.



Nous sommes maintenant en Zambie a Livingstone ou se trouvent les chutes Victoria.

Notre numero de telephone portable en Zambie est : 00 260 978 662 177

A la prochaine!



4 commentaires:

Anonyme a dit…

La barbe te va au poil !!!!
Bisous

Anonyme a dit…

De Megève,nous apprécions ce récit "mouvementé" et ces si belles photos qui nous changent du...Mt Blanc enneigé!!!!!merci pour l'épisode "malles sudaf" qui nous a bien occupé,surtout Aurore!!!!!ah!bonjour l'organisation!heureusement que la logistique mègevanne et parisienne est au top!
bizzzzzzz
ps:ici,pas d'éléphants,seulement des GROS ours bruns qui savent rester à leur place!

Federico Ciccotti a dit…

MArvelous!!!!

Fede

Anonyme a dit…

Contente de voir que vous êtes de nouveau sur la route...Prenez bien soin de vous et continuez de nous donner des nouvelles, ça fait rêver!