lundi 23 juillet 2007

Moro ! (bonjour en langage Himba)

Kilomètre 4800

Après nous être reposés dans la capitale namibienne, nous avons attaqué la côte ouest, Swakopmund et Walvis Bay. A Swakopmund, nous avons profité du charme de cette ville typiquement allemande, c’est-à-dire de ses « frühstück » et de sa bière.

A Walvis Bay, nous avons fait du kayak dans la baie en compagnie des otaries et des dauphins.

Sous une chaleur étouffante, nous avons ensuite parcouru la région du Damaraland à la recherche des éléphants du désert. Alors que certains sont prêts à embourber leur 4x4 dans les lits de rivière à leur recherche, nous avons eu la chance de les apercevoir traversant notre camping. Désolé, pas de photos ! Mais prenez un éléphant, mettez le dans le désert et ça vous fera un éléphant du désert !

En tous les cas, ces paysages donnent soif !

Sur notre route, nous avons rencontré des femmes de l’ethnie Herero.

Puis nous nous sommes rendus à la frontière avec l’Angola dans l’extrême nord-ouest du pays, le long de la rivière Kunene. Nous avons campé 2 jours au bord des chutes d’eau d’Epupa, magnifique petit oasis au milieu du désert !

Cette région, le Kaokoland, abrite l’ethnie Himba, une des dernières ethnies africaines à vivre en marge de notre civilisation. Les Himbas vivent dans de petites huttes faites de bois et de boue et élèvent du bétail pour survivre. Afin de se protéger du soleil, les femmes couvrent leur peau d’un mélange de terre ocre et de graisse de vache qui leur donne une peau rouge. Leur coiffure a un sens très précis. Les fillettes (avant la puberté) portent des tresses revenues sur l’avant du crâne. Des tresses lâchées et une peau de chèvre sur le crâne signifient que la femme est mariée.

Pour leur rendre visite, nous avons dû avoir recours à un guide local, Himba lui aussi, qui a eu le privilège d’aller à l’école et d’apprendre l’anglais. La plupart des Himbas refuse de mettre leurs enfants à l’école afin de ne pas les déraciner de leurs traditions. Nous sommes arrivés avec des provisions soit du pap (farine de maïs), du sucre, de la vaseline (qui remplace la graisse de vache) et du tabac. C’est une contribution « obligatoire » pour leur rendre visite. Nous avons été très bien accueillis et avons eu un réel échange avec les Himbas. Les femmes ont beaucoup ri en voyant leur visage sur l’écran de notre appareil photo. Etonnant, la femme himba photographiée pour la couverture de notre guide de voyage était la première femme du mari de celle qui nous a reçu dans sa hutte ! Cela l’a rendu un peu jalouse de voir « sa rivale » en photo. Elle aimerait aussi faire la couverture du prochain « Petit Futé Namibie » !

Nous passons notre dernière nuit le long de la rivière Kunene avant notre prochaine étape, le Parc National d’Etosha.

Suite au prochain épisode…

samedi 14 juillet 2007

Kilomètre 3193

Bonjour ô fidèles lecteurs,

Voici les dernières nouvelles envoyées depuis Windhoek, capitale de la Namibie.

Les kilomètres défilent au compteur de notre Toyota sur les longues pistes namibiennes. Sur notre route du sud vers le nord du pays, nous avons fait un détour sur la côte atlantique pour visiter Lüderitz. Cette ville a conservé les traces de la colonisation allemande, de part l’architecture de ses maisons et le nom de ses rues (Bismarck, …)

Lüderitz est bordée par une zone diamantifère interdite d’accès au public. Comme beaucoup d’autres pays d’Afrique australe, la Namibie est un pays producteur de diamants de premier plan.

Au début du 20è siècle fut découvert un diamant à quelques kilomètres de Lüderitz. S’en est suivi une ruée vers les diamants qui a engendré la construction d’une ville en plein désert, Kolmanskop. Dans les années 50, des diamants de meilleure qualité ont été découvert dans une région plus au sud. Les prospecteurs de Kolmanskop ont peu à peu fuit la ville qui a été définitivement abandonnée au désert en 1956.

Notre rencontre la plus intéressante à ce jour a eu lieu sur la route qui nous mène au désert du Namib. Nous avons campé chez un couple de fermiers namibien d’origine allemande et afrikaner. Ils habitent un terrain de 230 km², Kanaan, et vivent de la revente de viande d’oryx, qu’ils chassent eux-mêmes. Nous en avons d’ailleurs acheté 750 grammes qui nous ont nourri pendant deux jours. Beaucoup de fermiers blancs possèdent d’immenses terrains en Namibie, hérités de leurs ancêtres qui ont colonisé le pays. Ils s’ouvrent progressivement au tourisme en proposant des hébergements dans leur ferme. Nous n’avons pas manqué d’explorer le terrain de Kanaan…

Les plus beaux paysages de la Namibie sont sans doute ceux du désert du Namib, un désert de dunes de sable rouge. Ce désert est un désert vivant, car les espèces animales et végétales ont su s’adapter à la sécheresse de l’endroit, et survivent malgré le manque d’eau et la chaleur.
Nous avons randonné à travers ce désert de sable, grimpant une dune haute de 325 mètres, surplombant le pan de Dead Vlei, ancien lac asséché dont le sel a formé une croûte blanche.

Entre ensablement et surchauffe, la route est ardue… (ou certains diront que Julie était au volant …). La conduite dans le sable, c’est vraiment difficile pour des amateurs !!!

PS : Un namibien nous a fait remarquer que le 4x4 était en fait un 3x4 depuis Johannesburg !! une visite au garage Toyota de Windhoek s’est donc imposée afin de remédier à ce problème !

Nous sommes hébergés à Windhoek par des amis de Félix, guide touristique français et ami d’enfance de Thibault. Nous reprendrons la route demain dimanche vers Swakopmund, sur la côte atlantique.

Aujourd’hui, nous partons chez l’ambassadeur de France à Windhoek afin de profiter des festivités (culinaires) de la fête nationale !

Si vous voulez nous joindre, notre numéro de téléphone en Namibie est : 00 264 81 353 9103

A+


dimanche 8 juillet 2007

Salut à tous !

Le départ de Johannesburg s’est bien passé, principalement grâce au soutien de quelques amis qui se sont levés très tôt pour nous accompagner sur notre premier kilomètre !

Nous avons pris la route vers l’ouest direction la Namibie. Les routes sud-africaines sont plutôt bonnes et nous avalons les kilomètres sans soucis sur la longue et rectiligne N14.

Alors que nous pensions passer notre première nuit dans le froid glacial de l’hiver austral, une généreuse afrikaner nous proposa une très belle chambre dans sa guest house au prix d’un emplacement de camping. La transition entre le confort de notre lit double à Johannesburg et notre modeste couchage pour le voyage s’est donc faite en douceur !

Sur la route vers la Namibie, nous avons traversé la province sud-africaine du Northern Cape. La moitié nord de cette province fait partie du désert du Kalahari (qui couvre aussi la majeure partie du Botswana et le sud-est namibien). A notre plus grande surprise, nous y avons découvert de nombreux champs de vignes, les vignobles de l’Orange River.

Nous n’avons pas pu résister à une petite dégustation des vins de la région de qualité un peu décevante. Pourtant, nous étions bien motivés à l’idée de nous enfiler un p’tit coup d’rouge après une longue traversée du désert !!!

Notre première nuit en tente de toit a été assez agitée… Nous nous sommes réveillés en pleine nuit à cause de coups répétitifs sur la toile de notre tente. Effrayés à l’idée de nous faire agresser, Julie sort l’Opinel et Thibault tente une sortie censée être dissuasive. Rien ni personne à portée de vue. Nous ne nous rendormons que d’un œil alors que les coups reprennent de plus belle. Au petit matin, nous nous rendons compte que la toile de tente était mal attachée et avait tapé contre la tente toute la nuit à cause du vent…



Notre seule visite touristique en Afrique du Sud est le parc national d’Augrabies, à la frontière entre l’Afrique du Sud et la Namibie. Ce parc est connu pour ses chutes d’eau… et ses dassies (marmottes) qui portent des rochers.




Nous quittons l’Afrique du Sud pour la Namibie 4 jours après notre départ de Johannesburg.


Les routes ne sont plus en goudron, mais en gravier, mais toujours aussi rectilignes. Les paysages changent, il n’y a plus que du désert…et encore du désert.


Notre première étape est le Fish River Canyon, deuxième plus grand canyon du monde après le Grand Canyon aux Etats-Unis. Il s’étend sur 280 kms et a une profondeur de 550 mètres. Nous avons été admirer le canyon au lever du soleil avant de partir pour la côte atlantique.

Sur la route, nous avons vu des chevaux sauvages et les premières dunes de sable du désert du Namib.

Nous faisons actuellement escale à Lüderitz.